Notre lettre 1353 publiée le 7 avril 2026

QUEL SENS FAUT-IL DONNER

À LA LETTRE DU CARDINAL PAROLIN

AUX ÉVÊQUES DE FRANCE ?

"MESSEIGNEURS, SORTEZ

LE VETUS ORDO DE LA PRÉCARITÉ"

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A l’occasion de l’assemblée plénière de printemps de la Conférence des Évêques de France qui s’est tenue dernièrement à Lourdes, son président, le cardinal Jean-Marc Aveline, avait sollicité de sa Sainteté le Pape Léon XIV un message. C’est son Secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin qui s’est acquitté de cette tâche en adressant une lettre au nom du Saint-Père à tous les évêques de France.

Il y a un an, dans notre lettre n°1168, nous nous arrêtions sur les convictions du cardinal Parolin. Faux modéré et vrai progressiste, le cardinal Parolin a joué un rôle-clef dans l’élaboration de Traditionis Custodes. Les couloirs du Vatican lui prêtent ce propos : « Nous devons mettre fin à cette messe pour toujours ! », alors que le cardinal Secrétaire d’État évoquait le sort de la messe de Saint Pie V, en jouant sur son appellation “messe de toujours” dans les courants traditionnels.

Si, depuis, le cardinal Parolin occupe toujours à cette heure la même fonction, un nouveau Pape a néanmoins été élu et, en ce qui concerne la forme, Léon XIV n’est pas François. Qu’en est-il du fond ? Nous pouvons à tout le moins affirmer que sous le pontificat précédent, jamais le cardinal Parolin n’aurait écrit les mots suivants, ceux qui constituent le quatrième paragraphe de sa lettre – rédigée par ses soins mais donc écrite au nom du pape – et qui traite « du délicat thème de la Liturgie, auquel le Saint-Père est particulièrement attentif, dans le contexte de la croissance des communautés liées au Vetus Ordo. »

Arrêtons-nous donc sur ces lignes.
« Il est préoccupant que continue de s’ouvrir dans l’Église une douloureuse blessure concernant la célébration de la Messe, le sacrement même de l’unité. » En une phrase, le cardinal se trouve obligé d’admettre l’échec de la pédagogie de Traditionis Custodes. La stratégie liturgique pour laquelle il a œuvré et qu'il ambitionnait de clarifier pour pacifier n’a fait que polariser davantage « la question délicate de la liturgie ». Une conséquence a sans doute été trop mésestimée jusqu’à présent : elle a rendu impopulaire le pape François, qui, on le sait désormais, n’a pas apprécié le procédé qui lui avait été soufflé. Traditionis Custodes s’est inscrit en totale contradiction avec ce à quoi prétendait son pontificat : une enquête escamotée contre la transparence, des mesures vexatoires contre l’inclusion, une décision arbitraire contre la synodalité.

« Pour la guérir, un regard nouveau de chacun porté sur l’autre, dans une plus grande compréhension de sa sensibilité, est certainement nécessaire ; un regard pouvant permettre à des frères riches de leur diversité de s’accueillir mutuellement, dans la charité et l’unité de la foi. » Un regard nouveau ? S’accueillir mutuellement ? Le cardinal Parolin n’est pas à une galéjade près ! Il sait mieux que quiconque, pour en avoir été le maçon principal ces cinq dernières années, le mur qui s’est dressé à Rome contre le clergé et les fidèles attachés à la liturgie tridentine. Toutes les démarches de dialogue et les mains tendues par l’univers traditionnel sont en effet restées lettres mortes. Ainsi, l’on sait que les tentatives de prise de contact du supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X ont reçu une fin de non-recevoir. Ce silence romain n’a pu faire que contribuer à l’embarrassant scénario qui se déroule sous nos yeux. On sait encore que, rapidement après la publication de Traditionis Custodes dont l’effet coup de massue fut indéniable dans le clergé traditionnel, les supérieurs des communautés ex-Ecclesia Dei ont adressé un courrier aux autorités romaines demandant un dialogue franc et bienveillant. Là encore, le silence fut la réponse. On notera en outre, que les mères de prêtres ayant effectué en 2022 une longue marche, à pied, depuis Paris jusqu’à Rome sous le vocable de La Voie Romaine, aspiraient à être écoutées par le pape ou par un de ses représentants, dans le but de lui remettre les milliers de lettres qui avaient été rédigées par des fidèles et qui imploraient la paix liturgique. A l’issue de leur pèlerinage, une fois arrivées dans la ville éternelle, ces mères de prêtres courageuses ont eu le droit à un accueil des plus minimalistes, pour ne pas dire glacial. Enfin que la dissolution de la commission Ecclesia Dei suite au Motu Proprio Traditionis Custodes a précisément anéanti toute possibilité pour les fidèles traditionnels d’exprimer leur diversité et les graves difficultés qu’ils pouvaient rencontrer, devant faire face à l’incompréhension obstinée de certains évêques. Leur attachement sincère à la forme liturgique ancienne étant accueilli avec indifférence, quand ce n’était pas avec mépris. « Une plus grande compréhension de sa sensibilité est certainement nécessaire » nous dit le cardinal Parolin. Dieu ait pitié de ce langage de buis quand celui qui rédige ces mots porte la responsabilité du sort des milliers de prêtres célébrant la messe traditionnelle, diocésains ou de communauté traditionnelle, soumis à l’arbitraire ou à la relégation cléricale suite à la publication de Traditionis Custodes.

« Veuille l’Esprit Saint vous suggérer des solutions concrètes permettant d’inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo, dans le respect des orientations voulues par le Concile Vatican II en matière de Liturgie. » Après avoir semé la zizanie, le cardinal Parolin s’empresse, sous couvert de la volonté pacificatrice de Léon XIV, de refiler la patate chaude aux évêques de France après avoir lui-même malicieusement soufflé sur les braises et contribué au chaos de la situation actuelle…`

On se réjouira bien sûr de cette nouvelle donne, de ce projet de changement de paradigme et de cette invitation à « inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo ». On nous permettra cependant d’être particulièrement vigilant, pour ne pas dire méfiant ! « L’accueil large et généreux » des fidèles traditionnels auquel le Motu Proprio Ecclesia Dei de Jean-Paul II appelait les évêques du monde entier en 1988 s’est révélé étroit et suspicieux. La fameuse sentence de Benoît XVI dans sa lettre accompagnant le Motu Proprio Summorum Pontificum en 2007 qui rappelait que « ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut, à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste » a été démantelée pièce par pièce par Traditionis Custodes. Il y a peu, à l’occasion du dernier consistoire en janvier dernier, le cardinal Roche s’attachait à auto-célébrer les restrictions liturgiques qu’il a mises en place avec le cardinal Parolin en arguant, de façon éhontée, que la liturgie traditionnelle n’avait bénéficié que d’un régime de concession et que c’était très bien ainsi !

On saisit mieux ainsi les raisons de la grande vigilance du courant traditionnel qui accompagne le courant traditionnel quand on lui murmure de jolies paroles et qu’on lui fait les yeux doux. Si cette attitude a son charme, surtout dans une séquence où les coups de bâton sont davantage à l’agenda, ce sont surtout des actes qui sont attendus. La confiance ne se décrète pas, elle se mérite et sans confiance il n’existe pas d’autorité reconnue. Ce n’est pas d’amour dont les fidèles traditionnels ont besoin mais de preuves d’amour.

Cette preuve principale tiendra dans un cap clair et précis : sortir les sacrements traditionnels de la précarité dans laquelle ils se trouvent. Une précarité à deux niveaux. Précaire du point de vue de la stabilité : redire la pleine légitimité de l’usage du missel et du rituel traditionnels afin d’éteindre résolument toute menace de sa remise en cause. Mais la précarité se dit aussi de la situation d’un groupe de personnes qui manquent de ressources pour accéder aux produits de première nécessité. Or cette précarité imposée à nombre de fidèles est en elle-même scandaleuse : « les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo » doivent en effet pouvoir accéder tranquillement aux biens de première nécessité que leur offre cette vie liturgique tridentine.
Sortir de la précarité les pauvres de l’Eglise : tel est le vœu que formuleront les fidèles qui marcheront à travers la Beauce lors de la prochaine Pentecôte. A ce propos, les inscriptions sont ouvertes !

 

HOW SHOULD WE INTERPRET

CARDINAL PAROLIN’S LETTER

TO THE BISHOPS OF FRANCE?

“MONSIGNORS, FREE

THE VETUS ORDO FROM ITS PRECARIOUS SITUATION”


This translation was generated using artificial intelligence based on the original French version attached to this document. Please let us know if you find any errors.

On the occasion of the spring plenary assembly of the French Bishops’ Conference, which was recently held in Lourdes, its president, Cardinal Jean-Marc Aveline, requested a message from His Holiness Pope Leo XIV. It was his Secretary of State, Cardinal Pietro Parolin, who fulfilled this task by sending a letter on behalf of the Holy Father to all the bishops of France.

A year ago, in our letter No. 1168, we examined Cardinal Parolin’s convictions. A false moderate and true progressive, Cardinal Parolin played a key role in the drafting of Traditionis Custodes. Vatican corridors attribute this remark to him: “We must put an end to this Mass once and for all!”—as the Cardinal Secretary of State referred to the fate of the Mass of St. Pius V, playing on its designation as the “Mass of All Time” in traditional circles.

While Cardinal Parolin still holds the same position today, a new Pope has nevertheless been elected, and, as far as form is concerned, Leo XIV is not Francis. What about the substance? We can at least affirm that under the previous pontificate, Cardinal Parolin would never have written the following words, which constitute the fourth paragraph of his letter—drafted by him but written in the Pope’s name—and which address “the delicate theme of the Liturgy, to which the Holy Father is particularly attentive, in the context of the growth of communities linked to the Vetus Ordo.” ”

Let us pause, then, on these lines.
It is a cause for concern that a painful wound continues to open within the Church regarding the celebration of the Mass, the very sacrament of unity.” In a single sentence, the cardinal finds himself compelled to admit the failure of the pedagogy of Traditionis Custodes. The liturgical strategy for which he worked and which he hoped to clarify in order to bring peace has only further polarized “the delicate question of the liturgy.” One consequence has undoubtedly been greatly underestimated until now: it has made Pope Francis unpopular, who, as we now know, did not appreciate the approach that had been suggested to him. Traditionis Custodes stood in complete contradiction to what his pontificate claimed to be: a cover-up instead of transparency, vexatious measures instead of inclusion, an arbitrary decision instead of synodality.

To heal it, a new way of looking at one another—with greater understanding of each other’s sensibilities—is certainly necessary; a way of looking that allows brothers, rich in their diversity, to welcome one another in charity and the unity of the faith. ” A new perspective? Welcoming one another? Cardinal Parolin is no stranger to a joke! He knows better than anyone—having been the chief architect of it over the past five years—the wall that has been erected in Rome against the clergy and faithful attached to the Tridentine liturgy. All efforts at dialogue and outstretched hands from the traditionalist camp have, in fact, fallen on deaf ears. Thus, we know that attempts by the superior of the Priestly Fraternity of St. Pius X to make contact were flatly rejected. This silence from Rome could only contribute to the embarrassing scenario unfolding before our eyes. It is also known that, shortly after the publication of Traditionis Custodes—whose devastating impact on the traditional clergy was undeniable—the superiors of the former Ecclesia Dei communities sent a letter to the Roman authorities requesting a frank and benevolent dialogue. There, too, silence was the response. It should also be noted that the mothers of priests who, in 2022, undertook a long march on foot from Paris to Rome under the banner of La Voie Romaine, hoped to be heard by the Pope or one of his representatives, with the aim of presenting him with the thousands of letters that had been written by the faithful imploring liturgical peace. At the end of their pilgrimage, upon arriving in the Eternal City, these courageous mothers of priests were granted a reception that was at best minimalist, if not downright frosty. Finally, the dissolution of the Ecclesia Dei Commission following the Motu Proprio Traditionis Custodes has effectively eliminated any possibility for traditional faithful to express their diversity and the serious difficulties they might face, as they are confronted with the stubborn incomprehension of certain bishops. Their sincere attachment to the traditional liturgical form is met with indifference, if not outright contempt. “A greater understanding of their sensibilities is certainly necessary,” Cardinal Parolin tells us.

May God have mercy on such flowery language, especially when the author of these words bears responsibility for the fate of thousands of priests celebrating the traditional Mass—whether diocesan or belonging to traditional communities—who have been subjected to arbitrary treatment or clerical relegation following the publication of *Traditionis Custodes*.

May the Holy Spirit suggest concrete solutions to you that will allow for the generous inclusion of those sincerely attached to the Vetus Ordo, in accordance with the guidelines established by the Second Vatican Council regarding the Liturgy. ” After sowing discord, Cardinal Parolin hastens, under the guise of Leo XIV’s peacemaking intent, to pass the hot potato to the bishops of France after having himself maliciously fanned the flames and contributed to the chaos of the current situation…`

We will, of course, rejoice at this new situation, at this proposed paradigm shift, and at this invitation to “generously include those sincerely attached to the Vetus Ordo.” Allow us, however, to remain particularly vigilant, not to say suspicious! The “broad and generous welcome” of traditional faithful to which John Paul II’s Motu Proprio Ecclesia Dei called upon bishops worldwide in 1988 has proven to be narrow and suspicious. Benedict XVI’s famous statement in his letter accompanying the Motu Proprio Summorum Pontificum in 2007—which recalled that “what was sacred to previous generations remains great and sacred to us, and cannot suddenly be found to be totally forbidden, or even considered harmful”—has been dismantled piece by piece by Traditionis Custodes. Not long ago, during the last consistory in January, Cardinal Roche took pains to celebrate the liturgical restrictions he had implemented with Cardinal Parolin, arguing, in a shameless manner, that the traditional liturgy had benefited only from a system of concessions and that this was quite satisfactory!

This helps us better understand the reasons for the great vigilance of the traditionalist movement when sweet words are whispered to it and it is given the eye. While this attitude has its charm, especially in a period when blows with a stick are more on the agenda, it is above all actions that are expected. Trust cannot be decreed; it must be earned, and without trust, there is no recognized authority. It is not love that traditional faithful need, but proofs of love.

This primary proof will consist of a clear and precise course of action: to rescue the traditional sacraments from the precarious situation in which they find themselves. A precariousness on two levels. Precarious from the standpoint of stability: reaffirming the full legitimacy of the use of the traditional missal and ritual in order to resolutely extinguish any threat of its being called into question. But precariousness also refers to the situation of a group of people who lack the resources to access basic necessities. Yet this precariousness imposed on many of the faithful is in itself scandalous: “those sincerely attached to the Vetus Ordo” must indeed be able to peacefully access the basic necessities offered to them by this Tridentine liturgical life.

To lift the poor of the Church out of precariousness: this is the wish that will be expressed by the faithful who will walk through the Beauce region during the coming Pentecost. In this regard, registration is now open!

 
 

QUALE SIGNIFICATO VA ATTRIBUITO

ALLA LETTERA DEL CARDINALE PAROLIN

AI VESCOVI DI FRANCIA?

«VESCOVI, LIBERATE

IL VETUS ORDO DALLA PRECARITÀ»


Questa traduzione è stata realizzata con l'ausilio dell'intelligenza artificiale sulla base della versione originale in francese allegata al presente documento. Non esitate a segnalarci eventuali errori che dovreste riscontrare

In occasione dell’assemblea plenaria primaverile della Conferenza Episcopale Francese, tenutasi di recente a Lourdes, il suo presidente, il cardinale Jean-Marc Aveline, aveva chiesto a Sua Santità Papa Leone XIV di inviare un messaggio. È stato il suo Segretario di Stato, il cardinale Pietro Parolin, ad adempiere a questo compito inviando una lettera a nome del Santo Padre a tutti i vescovi di Francia.

Un anno fa, nella nostra lettera n. 1168, ci siamo soffermati sulle convinzioni del cardinale Parolin. Falso moderato e vero progressista, il cardinale Parolin ha svolto un ruolo chiave nell’elaborazione di Traditionis Custodes. I corridoi del Vaticano gli attribuiscono questa affermazione: «Dobbiamo porre fine a questa messa per sempre!», mentre il cardinale Segretario di Stato evocava il destino della messa di San Pio V, giocando sul suo appellativo di «messa di sempre» nelle correnti tradizionali.

Se da allora il cardinale Parolin ricopre ancora oggi la stessa carica, è stato tuttavia eletto un nuovo Papa e, per quanto riguarda la forma, Leone XIV non è Francesco. E per quanto riguarda il contenuto? Possiamo almeno affermare che sotto il pontificato precedente il cardinale Parolin non avrebbe mai scritto le seguenti parole, quelle che costituiscono il quarto paragrafo della sua lettera – redatta da lui ma quindi scritta a nome del Papa – e che tratta «del delicato tema della Liturgia, al quale il Santo Padre è particolarmente attento, nel contesto della crescita delle comunità legate al Vetus Ordo. »

Soffermiamoci quindi su queste righe.
«È preoccupante che continui ad aprirsi nella Chiesa una dolorosa ferita riguardo alla celebrazione della Messa, il sacramento stesso dell’unità». In una frase, il cardinale si trova costretto ad ammettere il fallimento della pedagogia di Traditionis Custodes. La strategia liturgica per la quale ha lavorato e che ambiva a chiarire per pacificare non ha fatto altro che polarizzare ulteriormente «la delicata questione della liturgia». Una conseguenza è stata senza dubbio sottovalutata fino ad ora: ha reso impopolare papa Francesco, il quale, come ormai sappiamo, non ha gradito il procedimento che gli era stato suggerito. Traditionis Custodes si è inserito in totale contraddizione con ciò che il suo pontificato pretendeva di essere: un’indagine nascosta contro la trasparenza, misure vessatorie contro l’inclusione, una decisione arbitraria contro la sinodalità.

«Per guarirla, è certamente necessario un nuovo sguardo di ciascuno verso l’altro, in una maggiore comprensione della sua sensibilità; uno sguardo che possa permettere a fratelli ricchi di diversità di accogliersi reciprocamente, nella carità e nell’unità della fede. » Uno sguardo nuovo? Accettarsi a vicenda? Il cardinale Parolin non è certo nuovo alle battute! Sa meglio di chiunque altro, essendo stato il principale artefice negli ultimi cinque anni, del muro che si è eretto a Roma contro il clero e i fedeli legati alla liturgia tridentina. Tutti i tentativi di dialogo e le mani tese dal mondo tradizionale sono infatti rimasti lettera morta. Si sa, infatti, che i tentativi di contatto da parte del superiore della Fraternità Sacerdotale San Pio X hanno ricevuto un rifiuto categorico. Questo silenzio romano non ha potuto che contribuire all’imbarazzante scenario che si sta svolgendo sotto i nostri occhi. Si sa inoltre che, subito dopo la pubblicazione di Traditionis Custodes, il cui effetto devastante è stato innegabile nel clero tradizionale, i superiori delle comunità ex-Ecclesia Dei hanno inviato una lettera alle autorità romane chiedendo un dialogo franco e benevolo. Anche in questo caso, la risposta è stata il silenzio. Si noti inoltre che le madri dei sacerdoti che nel 2022 hanno compiuto una lunga marcia a piedi da Parigi a Roma sotto il nome di La Voie Romaine, aspiravano ad essere ascoltate dal Papa o da uno dei suoi rappresentanti, con l’obiettivo di consegnargli le migliaia di lettere che erano state redatte dai fedeli e che imploravano la pace liturgica. Al termine del loro pellegrinaggio, una volta giunte nella Città Eterna, queste coraggiose madri di sacerdoti hanno ricevuto un’accoglienza a dir poco minimalista, per non dire gelida. Infine, lo scioglimento della commissione Ecclesia Dei a seguito del Motu Proprio Traditionis Custodes ha precisamente annientato ogni possibilità per i fedeli tradizionali di esprimere la loro diversità e le gravi difficoltà che potevano incontrare, dovendo affrontare l’ostinata incomprensione di alcuni vescovi. Il loro sincero attaccamento alla forma liturgica antica veniva accolto con indifferenza, se non addirittura con disprezzo. «È certamente necessaria una maggiore comprensione della sua sensibilità», ci dice il cardinale Parolin. Che Dio abbia pietà di questo linguaggio di facciata, quando chi scrive queste parole ha la responsabilità del destino di migliaia di sacerdoti che celebrano la Messa tradizionale, sia diocesani che appartenenti a comunità tradizionali, sottoposti all’arbitrio o alla relegazione clericale in seguito alla pubblicazione di *Traditionis Custodes*.

«Possa lo Spirito Santo suggerirvi soluzioni concrete che consentano di includere generosamente le persone sinceramente legate al Vetus Ordo, nel rispetto degli orientamenti voluti dal Concilio Vaticano II in materia di liturgia. » Dopo aver seminato zizzania, il cardinale Parolin si affretta, con il pretesto della volontà pacificatrice di Leone XIV, a scaricare la patata bollente sui vescovi di Francia dopo aver egli stesso maliziosamente soffiato sulle braci e contribuito al caos della situazione attuale…`

Ci rallegreremo naturalmente di questa nuova situazione, di questo progetto di cambiamento di paradigma e di questo invito a «includere generosamente le persone sinceramente legate al Vetus Ordo». Ci si permetta tuttavia di essere particolarmente vigili, per non dire diffidenti! «L’accoglienza ampia e generosa» dei fedeli tradizionali a cui il Motu Proprio Ecclesia Dei di Giovanni Paolo II invitava i vescovi di tutto il mondo nel 1988 si è rivelata ristretta e sospettosa. La famosa frase di Benedetto XVI nella sua lettera che accompagnava il Motu Proprio Summorum Pontificum del 2007, che ricordava che «ciò che era sacro per le generazioni precedenti rimane grande e sacro per noi, e non può, all’improvviso, ritrovarsi totalmente proibito, o addirittura considerato nefasto», è stata smantellata pezzo per pezzo da Traditionis Custodes. Poco tempo fa, in occasione dell’ultimo concistoro dello scorso gennaio, il cardinale Roche si è impegnato a auto-celebrare le restrizioni liturgiche che ha messo in atto con il cardinale Parolin, sostenendo, in modo spudorato, che la liturgia tradizionale aveva beneficiato solo di un regime di concessione e che andava benissimo così!

Si comprendono così meglio le ragioni della grande vigilanza della corrente tradizionale quando le si sussurrano belle parole e le si fanno gli occhi dolci. Se questo atteggiamento ha il suo fascino, soprattutto in un momento in cui i colpi di bastone sono più all’ordine del giorno, sono soprattutto gli atti che ci si aspetta. La fiducia non si decreta, si merita e senza fiducia non esiste autorità riconosciuta. Non è di amore che hanno bisogno i fedeli tradizionali, ma di prove d’amore.

Questa prova principale consisterà in una linea chiara e precisa: far uscire i sacramenti tradizionali dalla precarietà in cui si trovano. Una precarietà a due livelli. Precaria dal punto di vista della stabilità: ribadire la piena legittimità dell’uso del messale e del rituale tradizionali al fine di spegnere risolutamente ogni minaccia di messa in discussione. Ma la precarietà si riferisce anche alla situazione di un gruppo di persone che non dispongono delle risorse necessarie per accedere ai beni di prima necessità. Ora, questa precarietà imposta a numerosi fedeli è di per sé scandalosa: «le persone sinceramente legate al Vetus Ordo» devono infatti poter accedere serenamente ai beni di prima necessità che offre loro questa vita liturgica tridentina.

Far uscire dalla precarietà i poveri della Chiesa: questo è l’auspicio che formuleranno i fedeli che marceranno attraverso la Beauce in occasione della prossima Pentecoste. A questo proposito, le iscrizioni sono aperte!

 
 

¿QUÉ SENTIDO HAY QUE DAR

A LA CARTA DEL CARDENAL PAROLIN

A LOS OBISPOS DE FRANCIA?

«SEÑORES OBISPOS, SÁQUEN

EL VETUS ORDO DE LA PRECARIDAD»


Esta traducción se ha realizado mediante inteligencia artificial a partir de la versión original en francés adjunta a este documento. No dude en comunicarnos cualquier error que detecte

Con motivo de la asamblea plenaria de primavera de la Conferencia Episcopal de Francia, celebrada recientemente en Lourdes, su presidente, el cardenal Jean-Marc Aveline, solicitó a Su Santidad el Papa León XIV un mensaje. Fue su secretario de Estado, el cardenal Pietro Parolin, quien se encargó de esta tarea enviando una carta en nombre del Santo Padre a todos los obispos de Francia.

Hace un año, en nuestra carta n.º 1168, nos detuvimos en las convicciones del cardenal Parolin. Falso moderado y verdadero progresista, el cardenal Parolin desempeñó un papel clave en la elaboración de Traditionis Custodes. Los pasillos del Vaticano le atribuyen esta frase: «¡Debemos poner fin a esta misa para siempre!», mientras el cardenal secretario de Estado se refería al destino de la misa de San Pío V, jugando con su denominación de «misa de siempre» en las corrientes tradicionales.

Si bien, desde entonces, el cardenal Parolin sigue ocupando en estos momentos el mismo cargo, se ha elegido, no obstante, un nuevo Papa y, en lo que respecta a la forma, León XIV no es Francisco. ¿Qué hay del fondo? Podemos afirmar, como mínimo, que bajo el pontificado anterior, el cardenal Parolin nunca habría escrito las siguientes palabras, las que constituyen el cuarto párrafo de su carta —redactada por él mismo, pero escrita en nombre del Papa— y que tratan «del delicado tema de la Liturgia, al que el Santo Padre presta especial atención, en el contexto del crecimiento de las comunidades vinculadas al Vetus Ordo. »

Detengámonos, pues, en estas líneas.
«Es preocupante que siga abriéndose en la Iglesia una dolorosa herida en torno a la celebración de la Misa, el sacramento mismo de la unidad». En una frase, el cardenal se ve obligado a admitir el fracaso de la pedagogía de Traditionis Custodes. La estrategia litúrgica por la que ha trabajado y que pretendía aclarar para pacificar no ha hecho más que polarizar aún más «la delicada cuestión de la liturgia». Una consecuencia ha sido sin duda subestimada hasta ahora: ha hecho impopular al papa Francisco, quien, como ya sabemos, no ha apreciado el procedimiento que le habían sugerido. Traditionis Custodes se inscribió en total contradicción con lo que pretendía su pontificado: una investigación ocultada en contra de la transparencia, medidas vejatorias en contra de la inclusión, una decisión arbitraria en contra de la sinodalidad.

«Para sanarla, es sin duda necesaria una nueva mirada de cada uno hacia el otro, con una mayor comprensión de su sensibilidad; una mirada que permita a hermanos ricos en su diversidad acogerse mutuamente, en la caridad y la unidad de la fe. » ¿Una nueva mirada? ¿Acogerse mutuamente? ¡Al cardenal Parolin no le faltan las ocurrencias! Él sabe mejor que nadie, por haber sido el principal artífice durante los últimos cinco años, el muro que se ha erigido en Roma contra el clero y los fieles apegados a la liturgia tridentina. De hecho, todas las iniciativas de diálogo y las manos tendidas por el mundo tradicional han caído en saco roto. Así, se sabe que los intentos de contacto del superior de la Fraternidad Sacerdotal San Pío X recibieron una respuesta negativa. Este silencio romano no ha hecho más que contribuir al vergonzoso escenario que se desarrolla ante nuestros ojos. Se sabe también que, poco después de la publicación de Traditionis Custodes, cuyo efecto devastador fue innegable en el clero tradicional, los superiores de las comunidades ex-Ecclesia Dei enviaron una carta a las autoridades romanas solicitando un diálogo franco y benevolente. Una vez más, la respuesta fue el silencio. Cabe señalar, además, que las madres de los sacerdotes que en 2022 realizaron una larga marcha a pie desde París hasta Roma bajo el nombre de La Voie Romaine, aspiraban a ser escuchadas por el Papa o por uno de sus representantes, con el fin de entregarle las miles de cartas que habían sido redactadas por fieles y que imploraban la paz litúrgica. Al término de su peregrinación, una vez llegadas a la Ciudad Eterna, estas valientes madres de sacerdotes recibieron una acogida de lo más escueta, por no decir gélida. Por último, la disolución de la comisión Ecclesia Dei tras el Motu Proprio Traditionis Custodes ha aniquilado precisamente toda posibilidad de que los fieles tradicionales expresen su diversidad y las graves dificultades a las que podían enfrentarse, al tener que hacer frente a la obstinada incomprensión de ciertos obispos. Su sincero apego a la forma litúrgica antigua era recibido con indiferencia, cuando no con desprecio. «Sin duda es necesaria una mayor comprensión de su sensibilidad», nos dice el cardenal Parolin. Que Dios se apiade de este lenguaje rebuscado, cuando quien escribe estas palabras es responsable del destino de miles de sacerdotes que celebran la misa tradicional, ya sean diocesanos o pertenezcan a comunidades tradicionales, sometidos a la arbitrariedad o al ostracismo clerical tras la publicación de Traditionis Custodes.

«Que el Espíritu Santo les sugiera soluciones concretas que permitan incluir generosamente a las personas sinceramente apegadas al Vetus Ordo, respetando las orientaciones deseadas por el Concilio Vaticano II en materia de liturgia. » Tras haber sembrado la discordia, el cardenal Parolin se apresura, bajo el pretexto de la voluntad pacificadora de León XIV, a pasar la patata caliente a los obispos de Francia, después de haber avivado maliciosamente él mismo las brasas y contribuido al caos de la situación actual…`

Por supuesto, nos alegraremos de esta nueva situación, de este proyecto de cambio de paradigma y de esta invitación a «acoger generosamente a las personas sinceramente apegadas al Vetus Ordo». Sin embargo, permítannos estar particularmente atentos, ¡por no decir recelosos! «La acogida amplia y generosa» de los fieles tradicionales a la que el Motu Proprio Ecclesia Dei de Juan Pablo II llamaba a los obispos de todo el mundo en 1988 resultó ser estrecha y recelosa. La famosa frase de Benedicto XVI en su carta que acompañaba al Motu Proprio Summorum Pontificum en 2007, en la que recordaba que «lo que era sagrado para las generaciones anteriores sigue siendo grande y sagrado para nosotros, y no puede, de improviso, verse totalmente prohibido, ni siquiera considerado como nefasto», ha sido desmantelada pieza a pieza por Traditionis Custodes. Hace poco, con motivo del último consistorio del pasado mes de enero, el cardenal Roche se empeñó en autocelebrar las restricciones litúrgicas que había establecido junto con el cardenal Parolin, argumentando, de manera descarada, que la liturgia tradicional solo se había beneficiado de un régimen de concesión y que ¡eso estaba muy bien así!
Así se comprenden mejor las razones de la gran vigilancia de la corriente tradicional cuando se le susurran palabras bonitas y se le hacen ojitos. Si bien esta actitud tiene su encanto, sobre todo en un momento en el que los golpes de bastón están más a la orden del día, lo que se espera son sobre todo hechos. La confianza no se decreta, se gana, y sin confianza no existe autoridad reconocida. No es amor lo que necesitan los fieles tradicionales, sino pruebas de amor.
Esta prueba principal consistirá en un rumbo claro y preciso: sacar los sacramentos tradicionales de la precariedad en la que se encuentran. Una precariedad a dos niveles. Precaria desde el punto de vista de la estabilidad: reafirmar la plena legitimidad del uso del misal y del ritual tradicionales para extinguir de manera resuelta toda amenaza de que se pongan en tela de juicio. Pero la precariedad también se refiere a la situación de un grupo de personas que carecen de recursos para acceder a los productos de primera necesidad. Ahora bien, esta precariedad impuesta a numerosos fieles es en sí misma escandalosa: «las personas sinceramente apegadas al Vetus Ordo» deben, en efecto, poder acceder tranquilamente a los bienes de primera necesidad que les ofrece esta vida litúrgica tridentina.
Sacar de la precariedad a los pobres de la Iglesia: tal es el deseo que formularán los fieles que caminarán por la Beauce durante la próxima Pentecostés. A este respecto, ¡las inscripciones están abiertas!

 

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