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Chers Amis,
Dans sa réponse du 18 février au cardinal Fernandez, Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Don Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X, lui disait : « En tant que cardinal et évêque, vous êtes avant tout un pasteur : permettez-moi de m’adresser à vous à ce titre. La Fraternité est une réalité objective : elle existe. C’est pourquoi, au fil des années, les Souverains Pontifes ont pris acte de cette existence et, par des actes concrets et significatifs, ont reconnu la valeur du bien qu’elle peut accomplir, malgré sa situation canonique. C’est également pour cela que nous nous parlons aujourd’hui. Cette même Fraternité vous demande uniquement de pouvoir continuer à faire ce même bien aux âmes auxquelles elle administre les saints sacrements. »
C’est exactement ce que pourraient dire aux autorités romaines l’ensemble des prêtres diocésains, religieux, ex-ED, paroisses, communautés, chapelles, écoles, mouvements, œuvres, à travers le monde, qui sont attachés à la liturgie traditionnelle. Le monde traditionnel est une réalité objective : il existe. Il porte des fruits missionnaires, vocationnels en prêtres, religieux et religieuses ! Les congrégations religieuses de femmes, qui sont partout en décroissance catastrophique ou disparition sont une bonne vingtaine dans la FSSPX et les groupes ex-ED.
Cette mouvance traditionnelle représente de fait la part la plus jeune de l’Église en Occident. Le milieu Saint-Pie-V est un milieu de familles pratiquantes (la pratique dominicale, à la différence de celle des fidèles « ordinaires » des paroisses, y est sans faille), familles souvent nombreuses, formant un milieu dynamique du point de vue des œuvres, spécialement en ce qui concerne la fondation et le fonctionnement des écoles hors contrat, qui nécessitent un investissement militant très conséquent et de pesants sacrifices financiers. Ces écoles hors contrat, en harmonie avec un environnement familial porteur, complétées par un ensemble de mouvements de jeunesses et d’activités spirituelles (scoutisme, MJCF, Rassemblement des Jeunes Catholiques, Domus christiani, retraites spirituelles, pèlerinages), sont le vivier principal des vocations comme dans les écoles religieuses de jadis). Toutes choses égales – de manière nettement plus efficace en milieu Saint-Pie-V –, les écoles hors contrat jouent un rôle identique à celui du scoutisme (Scouts d’Europe et Scouts unitaires de France) dans le monde Paul-VI.
Et si la non-réception traditionnelle des nouveautés liturgique date désormais de plus de cinquante ans, la nouvelle génération de ses prêtres et de ses fidèles s'impose en prenant à bras le corps les médias sociaux comme planche d’information, d’explication et d’évangélisation.
Les pèlerinages traditionnels, le Pèlerinage de Chrétienté à Chartres, en premier lieu, mais aussi tous les pèlerinages nationaux et régionaux qui se multiplient (Nosto Fe à Saint-Maximin, Feiz e Breizh à Sainte Anne d’Auray, Arresbatir à Lourdes, pour l’Espagne Nuestra Señora de la Cristianidad à Covadonga, pour l’Argentine à Notre-Dame de Luján, pèlerinage de la FSSPX à Lourdes, etc.), et le pèlerinage Summorum Pontificum à Rome, sont la pieuse et très remarquable preuve de la vie de la liturgie traditionnelle et de son attrait. « La liturgie traditionnelle est une maladie contagieuse », disait mi-figue, mi-raisin, un évêque.
Ce monde traditionnel, toutes tendances confondues, ne demande rien d’autre que de continuer à vivre et à se développer. Il y a quelque chose d’étrange, qui ne peut venir de Dieu, dans l’acharnement d’hommes d’Église, dans un monde sécularisé à l’extrême, à vouloir faire disparaître, ou en tout cas à entraver au maximum, ce bien spirituel. « Il me semble, écrit don Pagliarani au cardinal Fernandez que le seul point sur lequel nous pouvons nous rejoindre est celui de la charité envers les âmes et envers l’Église. Mais au nom de quoi des pasteurs authentiques, normalement soucieux du salut des âmes et non d’idéologie, pourraient-ils empêcher l’ensemble du monde traditionnel à vivre et se développer ?
« Nous pouvons être d’accord sur un point, écrit encore Davide Pagliarani, aucun d’entre nous ne souhaite rouvrir des blessures. […] Je souligne seulement que, dans la situation présente, la seule voie réellement praticable est celle de la charité. » Combien de fois, en effet, devrons-nous répéter que nous ne souhaitons que la paix liturgique.
Et de toutes façons, les interdictions, permissions données au compte-goutte, tracasseries diverses, suppressions de lieux de culte trop visibles et trop florissantes, suspension des confirmations traditionnelles, congédiement de prêtres de communautés ex-ED, mise hors service de prêtres diocésains traditionnels, blocage des ordinations traditionnelles, interdiction des baptêmes et des mariages en rite traditionnel, manœuvres rageuses de Mgr X et de Mgr Z contre les communautés ex-ED, n’y feront rien, au contraire : cette réalité ne disparaîtra pas. Elle continuera malgré tout à vivre et même à croître. Traditionis custodes a prétendu fermer une parenthèse ; mais Traditionis custodes n’aura été qu’une parenthèse.
En attendant, nos veilleurs parisiens, inlassables orants sur le pavé de la capitale, illustrent la parole de Jésus en saint Luc 11, 11 : « Que si un enfant demande du pain à quelqu'un d'entre vous qui soit son père, lui donnera-t-il une pierre ? Ou, s'il demande du poisson, lui donnera-t-il, au lieu du poisson, un serpent ? » Sans relâche ils récitent le chapelet, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.
En union de prière et d’amitié.
Christian Marquant
THE TRADITIONAL MOVEMENT
IS AN UNDENIABLE
OBJECTIVE REALITY IN THE CHURCH
232nd WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS

In his response of February 18 to Cardinal Fernández, Prefect of the Dicastery for the Doctrine of the Faith, Father Davide Pagliarani, Superior General of the Society of Saint Pius X, told him: “As a cardinal and bishop, you are above all a pastor: allow me to address you in this capacity. The Society is an objective reality: it exists. That is why, over the years, the Sovereign Pontiffs have taken note of this existence and, through concrete and significant acts, have recognised the value of the good it can accomplish, despite its canonical situation. That is also why we are speaking today. This same Society asks you only to be allowed to continue to do this same good for the souls to whom it administers the holy Sacraments.”
This is precisely what might say to the Roman authorities all diocesan priests, religious, ex-Ecclesia Dei, parishes, communities, chapels, schools, movements, and organizations worldwide committed to the traditional liturgy. The traditional world is an objective reality: it exists. And it bears missionary and vocational fruits in terms of priests and religious. And nuns! In fact, within the Society of Saint Pius X (SSPX) and the former Ecclesia Dei groups, there are around twenty female religious congregations, despite what they are experiencing everywhere else, catastrophic decline or disappearance.
This entire traditional movement represents, in fact, the youngest segment of the Church in the West. The St. Pius V universe is a community of practicing families (Sunday attendance, unlike that of ordinary parishioners, is regular and constant), often large families, who form a dynamic environment in terms of their activities, especially regarding the founding and operation of independent schools, which require a very significant and militant commitment and considerable financial sacrifices. These independent schools, in harmony with a supportive family environment, complemented by various youth movements and spiritual activities (Scouting, MJCF, Rassemblement des Jeunes Catholiques, Domus Christiani, spiritual retreats, pilgrimages), are their main source of vocations, just as the religious schools of the past were. All things being equal—and they considerably more effective in the context of Saint Pius V—the independent schools play a role similar to that of Scouting (Scouts of Europe and Scouts Unitaires de France) in the context of Paul VI.
And while the traditional resistance to liturgical innovations dates back more than fifty years, the new generation of priests and parishioners is making its mark by embracing social media as a platform for information, explanation, and evangelization.
Traditional pilgrimages, first and foremost the Pilgrimage of Christendom to Chartres, but also all the national and regional pilgrimages that keep multiplying themselves (Nosto Fe to Saint-Maximin, Feiz e Breizh to Sainte-Anne-d'Auray, Arresbatir to Lourdes, Our Lady of Christendom to Covadonga in Spain, to Our Lady of Luján in Argentina, the SSPX pilgrimage to Lourdes, etc.), and the Summorum Pontificum pilgrimage to Rome, are a pious and remarkable testimony of the vitality and appeal of the traditional liturgy. "The traditional liturgy is a contagious disease," commented one bishop halfway between annoyance and appreciation.
This traditional world, with all its diverse tendencies, asks for nothing else than to continue to live and grow. There is something strange, something that cannot come from God, in the determination of churchmen that, in an extremely secularized world, are so keen to eliminate, or at least obstruct as much as possible, this spiritual good. “It seems to me,” Father Pagliarani wrote to Cardinal Fernández, “the only point on which we can agree is that of charity toward souls and toward the Church.” But in the name of what might authentic pastors, who would normally be concerned with the salvation of souls and not with ideology, wish to prevent the entire traditional world from living and developing?
“We can agree on one point,” Davide Pagliarani continued: “neither of us wishes to reopen wounds […] I only emphasise that, in the present situation, the only truly viable path is that of charity.” How many times, indeed, must we repeat that we only desire liturgical peace?
And in any case, the prohibitions, the permits granted with restraint, the various forms of harassment, the suppression of overly visible and flourishing places of worship, the suspension of traditional confirmations, the dismissal of priests from ex-ED communities, the removal from service of traditional diocesan priests, the blocking of traditional ordinations, the prohibition of baptisms and marriages in the traditional rite, the furious maneuvers of Bishop X and Bishop Z against ex-ED communities, all this will change nothing; on the contrary, this reality will not disappear. It will continue to exist and will even grow. Traditionis Custodes was intended to close a parenthesis; but in the end, Traditionis Custodes will have been nothing more than a parenthesis.
Meanwhile, our Parisian sentinels, tireless in prayer in the streets of the capital, are a good illustration of the words of Jesus in Luke 11:11: “which of you, if he ask his father bread, will he give him a stone? or a fish, will he for a fish give him a serpent?” They keep praying their rosaries relentlessly, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Monday to Friday, from 1:00 to 1:30 p.m., at Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, on Wednesdays and Fridays at 5:00 p.m., in front of Notre-Dame du Travail, on Sundays at 6:15 p.m.
IL MOVIMENTO TRADIZIONALE
È UNA REALTÀ OBIETTIVA
INNEGABILE NELLA CHIESA
232ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI

Nella sua risposta del 18 febbraio al Cardinale Fernández, Prefetto del Dicastero per la Dottrina della Fede, Padre Davide Pagliarani, Superiore Generale della Fraternità San Pio X, gli ha detto: « In quanto cardinale e vescovo, Lei è anzitutto un pastore: mi permetta di rivolgermi a Lei a questo titolo. La Fraternità è una realtà oggettiva: essa esiste. Per questo, nel corso degli anni, i Sommi Pontefici hanno preso atto di questa esistenza e, con atti concreti e significativi, hanno riconosciuto il valore del bene che essa può compiere, nonostante la sua situazione canonica. È per questo che oggi ci parliamo.Questa stessa Fraternità Le chiede unicamente di poter continuare a compiere lo stesso bene per le anime alle quali amministra i santi sacramenti.»
Questo è esattamente ciò che potrebbero dire alle autorità romane tutti i sacerdoti diocesani, religiosi, ex-Ecclesia Dei, parrocchie, comunità, cappelle, scuole, movimenti e organizzazioni di tutto il mondo impegnati nella liturgia tradizionale. Il mondo tradizionale è una realtà oggettiva: esiste. Porta frutti missionari e vocazionali in termini di sacerdoti e religiosi. E suore! Infatti, le congregazioni religiose femminili, che stanno vivendo ovunque un declino catastrofico o addirittura la scomparsa, sono circa una ventina all'interno della Fraternità Sacerdotale San Pio X (FSSPX) e dei gruppi ex-Ecclesia Dei.
L'intero movimento tradizionale rappresenta, di fatto, il segmento più giovane della Chiesa in Occidente. Questo universo San Pio V è una comunità di famiglie praticanti (la frequenza domenicale, a differenza di quella dei parrocchiani ordinari, è regolare e costante), spesso famiglie numerose, che formano un ambiente dinamico, soprattutto per quanto concerne la fondazione e gestione di scuole indipendenti, che richiedono un impegno molto significativo e militante e notevoli sacrifici finanziari. Queste scuole indipendenti, in armonia con un ambiente familiare adatto che le sostengono, hanno poi per complemento vari movimenti giovanili e attività spirituali (Scoutismo, MJCF, Rassemblement des Jeunes Catholiques, Domus Christiani, ritiri spirituali, pellegrinaggi), e sono la principale fonte di vocazioni, proprio come lo erano in passato le scuole religiose. A parità di condizioni – e le cose sono considerevolmente più efficaci nel contesto San Pio V – le scuole indipendenti svolgono un ruolo simile a quello dello Scoutismo (Scout d'Europa e Scouts Unitaires de France) nel contesto Paolo VI.
E mentre la resistenza tradizionale alle innovazioni liturgiche risale a più di cinquant'anni fa, la nuova generazione di sacerdoti e parrocchiani sta lasciando il suo segno all’abbracciare i social media come piattaforma di informazione, spiegazione ed evangelizzazione.
I pellegrinaggi tradizionali, in primo luogo il Pellegrinaggio della Cristianità a Chartres, ma anche tutti i pellegrinaggi nazionali e regionali che si stanno moltiplicando (Nosto Fé a Saint-Maximin, Feiz e Breizh a Sainte-Anne-d'Auray, Arresbatir a Lourdes, Nostra Signora della Cristianità a Covadonga in Spagna, a Nostra Signora di Luján in Argentina, il pellegrinaggio della FSSPX a Lourdes, ecc.) e il pellegrinaggio Summorum Pontificum a Roma, sono una pia e straordinaria testimonianza della vitalità e del fascino della liturgia tradizionale. "La liturgia tradizionale è una malattia contagiosa", ha commentato un vescovo a metà strada tra l’infastidito e l’ammirativo.
Questo mondo tradizionale, con tutte le sue diverse tendenze, non chiede altro che continuare a vivere e crescere. C'è qualcosa di strano, qualcosa che non può venire da Dio, nella determinazione degli ecclesiastici che, in un mondo estremamente secolarizzato, insistono in cercare di eliminare, o almeno ostacolare il più possibile, questo bene spirituale. "Mi sembra", scrisse Padre Pagliarani al Cardinale Fernández, "che l’unico punto sul quale possiamo incontrarci sia quello della carità verso le anime e verso la Chiesa". Ma in nome di cosa potrebbero i pastori autentici, che normalmente sarebbero preoccupati della salvezza delle anime e non dell'ideologia, cercare di impedire all'intero mondo tradizionale di vivere e svilupparsi?
“Possiamo essere d’accordo su un punto ", continuava Davide Pagliarani: "Nessuno di noi desidera riaprire ferite. […] Sottolineo soltanto che, nella situazione presente, l’unica via realmente praticabile è quella della carità." Quante volte, infatti, dobbiamo ripetere che non desideriamo altro che la pace liturgica?
E in ogni caso, i divieti, i permessi concessi con grande parsimonia, le varie forme di vessazione, la soppressione di luoghi di culto eccessivamente visibili e fiorenti, la sospensione delle cresime tradizionali, il licenziamento di sacerdoti provenienti da comunità ex-ED, la rimozione dal servizio di sacerdoti diocesani tradizionali, il blocco delle ordinazioni tradizionali, il divieto di battesimi e matrimoni nel rito tradizionale, le manovre furiose del vescovo X e del vescovo Z contro le comunità ex-ED: tutto questo non cambierà nulla; al contrario, questa realtà non scomparirà. Continuerà a esistere e anzi crescerà. Traditionis Custodes intendeva chiudere una parentesi; ma alla fine, Traditionis Custodes non sarà stata altro che una parentesi.
Nel frattempo, le nostre sentinelle parigine, instancabili nella preghiera per le strade della capitale, illustrano bene le parole di Gesù in Luca 11:11: " se al padre domanda un figliuolo tra voi del pane, gli darà egli un sasso? E se un pesce: gli darà egli forse in cambio del pesce una serpe? " Pregano incessantemente il rosario a 10 rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00 alle 13:30, a Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00, davanti a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.
EL MOVIMIENTO TRADICIONAL
ES UNA REALIDAD OBJETIVA
INNEGABLE EN LA IGLESIA
SEMANA 232: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS

En su respuesta del 18 de febrero al Cardenal Fernández, Prefecto del Dicasterio para la Doctrina de la Fe, el Padre Davide Pagliarani, Superior General de la Fraternidad San Pío X, le dijo: «Como cardenal y obispo, usted es ante todo un pastor: permítame dirigirme a usted a ese título. La Fraternidad es una realidad objetiva: existe. Por eso, a lo largo de los años, los Sumos Pontífices han tomado nota de su existencia y, mediante actos concretos y significativos, han reconocido el valor del bien que puede realizar, a pesar de su situación canónica. Es también por eso que hoy estamos dialogando. Esta misma Fraternidad le pide únicamente poder continuar haciendo ese mismo bien a las almas a las que administra los santos sacramentos».
Esto es precisamente lo que podrían decir a las autoridades romanas todos los sacerdotes diocesanos, religiosos, exEcclesia Dei, parroquias, comunidades, capillas, escuelas, movimientos y organizaciones de todo el mundo comprometidos con la liturgia tradicional. El mundo tradicional es una realidad objetiva: existe. Da frutos misioneros y vocacionales en cuanto a sacerdotes, religiosos. ¡Y religiosas! Las congregaciones religiosas femeninas, que experimentan un declive catastrófico o su desaparición en todas partes, suman unas veinte dentro de la Fraternidad San Pío X (FSSPX) y los antiguos grupos ED.
Todo este movimiento tradicional representa, de hecho, el segmento más joven de la Iglesia en Occidente. La comunidad de San Pío V es una comunidad de familias practicantes (la asistencia dominical, a diferencia de la de los fieles comunes en las parroquias, es constante), a menudo familias numerosas, que conforman un entorno dinámico en cuanto a sus actividades, especialmente en lo que respecta a la fundación y el funcionamiento de escuelas independientes, que requieren un compromiso militante muy significativo y considerables sacrificios financieros. Estas escuelas independientes, en armonía con un entorno familiar propicio, complementadas con diversos movimientos juveniles y actividades espirituales (Escultismo, MJCF, Rassemblement des Jeunes Catholiques, Domus Christiani, retiros espirituales, peregrinaciones), son la principal fuente de vocaciones, al igual que las escuelas religiosas del pasado. En igualdad de condiciones —y considerablemente más eficaces en el contexto de San Pío V—, las escuelas independientes desempeñan un papel idéntico al del Escultismo (Scouts de Europa y Scouts Unitaires de France) en el contexto de Pablo VI.
Y si bien la tradicional resistencia a las innovaciones litúrgicas se remonta a más de cincuenta años, la nueva generación de sacerdotes y feligreses está dejando huella al adoptar las redes sociales como plataforma de información, explicación y evangelización.
Las peregrinaciones tradicionales, en primer lugar la Peregrinación de la Cristiandad a Chartres, pero también todas las peregrinaciones nacionales y regionales que se multiplican (Nosto Fe a Saint-Maximin, Feiz e Breizh a Sainte-Anne-d'Auray, Arresbatir a Lourdes, Nuestra Señora de la Cristiandad a Covadonga, en España, a Nuestra Señora de Luján, en Argentina, la peregrinación de la FSSPX a Lourdes, etc.), y la peregrinación Summorum Pontificum a Roma, son una prueba piadosa y notable de la vitalidad y el atractivo de la liturgia tradicional. «La liturgia tradicional es una enfermedad contagiosa», comentó un obispo con cierta ironía, entre molesto y elogioso.
Este mundo tradicional, con todas sus variadas tendencias, no pide nada más que seguir viviendo y creciendo. Hay algo extraño, algo que no puede venir de Dios, en la determinación de los eclesiásticos, en un mundo extremadamente secularizado, de eliminar, o al menos obstruir al máximo, este bien espiritual. «Me parece», escribió el padre Pagliarani al cardenal Fernández, «que el único punto en el que podemos coincidir es el de la caridad hacia las almas y hacia la Iglesia.» Pero ¿en nombre de qué los pastores auténticos, preocupados, en general, por la salvación de las almas y no dominados por la ideología, podrían impedir que todo el mundo tradicional viva y se desarrolle?
«Podemos estar de acuerdo en un punto», continuó Davide Pagliarani: «ninguno de nosotros desea reabrir heridas. […] Subrayo solamente que, en la situación actual, el único camino realmente practicable es el de la caridad.». ¿Cuántas veces, en efecto, debemos repetir que solo deseamos la paz litúrgica?
Y en cualquier caso, las prohibiciones, los permisos concedidos con moderación, los diversos hostigamientos, la supresión de lugares de culto demasiado visibles y florecientes, la suspensión de las confirmaciones tradicionales, la destitución de sacerdotes de comunidades exED, el retiro del servicio de sacerdotes diocesanos tradicionales, el bloqueo de las ordenaciones tradicionales, la prohibición de bautismos y matrimonios en el rito tradicional, las furiosas maniobras del Obispo X y del Obispo Z contra las antiguas comunidades exED, todo esto no cambiará nada; al contrario, esta realidad no desaparecerá. Seguirá existiendo e incluso crecerá. Traditionis Custodes pretendía cerrar un paréntesis; pero al final Traditionis Custodes no habrá sido más que un paréntesis.
Mientras tanto, nuestros centinelas parisinos, incansables en la oración por las calles de la capital, ilustran las palabras de Jesús en Lucas 11:11: si «a uno de vosotros que es padre, su hijo le pide pan; ¿acaso le dará una piedra? O si le pide un pescado; ¿acaso le dará una serpiente en lugar del pescado?», y sin cesar rezan el rosario, frente a la sede de la archidiócesis, en 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13.30 horas, en Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, los miércoles y viernes a las 17 horas, frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18.15 horas.