Notre lettre 842 publiée le 3 janvier 2022

Nos vœux pour l’année 2022 du Seigneur Qu’advienne la liberté de la liturgie traditionnelle !

Chers Amis,


Qu’advienne la liberté de la liturgie traditionnelle ! C’est le vœu de Paix liturgique pour l’an 2022. Il vous paraîtra bien utopique ou très volontariste, meurtris que nous sommes par les persécutions qui s’abattent à nouveau sur nous depuis cet été.

Mais tout cela n’aura qu’un temps, fût-il très pénible à vivre. Les défenseurs de la révolution liturgique, qui opprime l’Église depuis un demi-siècle, mènent leurs derniers combats : ils ont potentiellement perdu, même s’ils paraissent encore très forts car, non seulement, malgré tous leurs efforts, ils n’ont pu nous faire disparaître, mais nous sommes aujourd’hui plus nombreux et vivants que jamais, tandis que leurs rangs et leurs lieux de culte se clairsement.

Je forme ce vœu, avec toute l’équipe de Paix liturgique, d’abord à l’adresse des usagers de cette liturgie traditionnelle, et aussi pour tous les catholiques romains et pour toute l’Église qui, lorsqu’elle commencera à se relever de la terrible crise qui l’accable, le fera d’abord en retrouvant ce trésor cultuel qui aura été conservé vivant.


Je souhaite que cette liturgie sainte et vénérable, engendrée par Rome notre Mère, et qui, par conséquent ne saurait être en rien souillée d’erreur, continue à produire pour les temps que nous vivons les fruits qu’elle a dispensés de siècle en siècle et de génération en génération :


- Fruits de croissance de la foi pour ceux qui pratiquent cette très pure loi de prière ;

- Fruits d’appel à la sainteté chez les fidèles, les prêtres, les religieux ;

- Fruits de vigueur de la prédication et de la catéchèse, dont ce culte romain traditionnel est la colonne vertébrale ;

- Fruit de stimulation de la mission auprès de nos contemporains – les jeunes spécialement que ce culte attire – pour leur faire trouver ou retrouver la religion de Jésus-Christ ;

- Fruits de réforme, d’une vraie réforme comme furent la réforme grégorienne, la réforme tridentine, que l’Église attend aujourd’hui impatiemment ; 

- Fruits de culture des vocations sacerdotales et religieuses pour venir au secours de la terre déserte et sans eau qu’est notre société ;

- Fruits aussi de soutien de notre civilisation en péril, pour laquelle ce culte romain représente un trésor religieux et culturel suréminent ;

- Fruits enfin politiques, j’ose le dire, cette liturgie de chrétienté étant apte à dynamiser spirituellement le petit reste de fidélité dans les nations chrétiennes autrefois baptisées, aujourd’hui apostates.


Dans la situation catastrophique d’une Église qui semble devoir disparaître au milieu des sociétés sécularisées, je souhaite que les yeux de ces pasteurs qui sont devenus persécuteurs de leurs brebis se décillent : l’Église du Christ a plus que jamais besoin de toutes ses forces vives.

Et en toute hypothèse, je souhaite que les nouvelles dispositions romaines tyranniques soient mises en veilleuse par les autres pasteurs, ceux qui sont conscients de leurs devoirs : que nombreux soient les évêques diocésains comprenant que la paix est un bien trop précieux pour le mettre en péril gratuitement, et que les évêques amis de la liturgie tridentine continuent d’apporter leur secours aux fidèles, aux prêtres et aux communautés qui en vivent, spécialement en matière d’ordinations.

Je souhaite que tous les prêtres et toutes les communautés qui célèbrent la liturgie traditionnelle continuent de le faire, en distribuant à l’accoutumée tous les sacrements en forme traditionnelle pour la plus grande gloire de Dieu et pour les bien des âmes.

Mais par-dessus tout, je souhaite que, le plus vite possible, la haute hiérarchie de l’Église s’engage dans une autre voie et qu’elle décide de laisser se développer librement dans l’Église tout ce qui vit et qui porte du fruit, notamment et spécialement la liturgie tridentine et la lex orandi qu’elle représente. Non pas liberté de tout faire, mais liberté de faire le bien : il y va de la liberté de l’Église.

Ces vœux sont autant d’intentions de prières que nous ferons monter avec instance vers le ciel en ce temps des fêtes de l’Incarnation, et aussi tous les jours de l’année.

Qu’il me soit permis enfin d’ajouter l’expression personnelle de mes remerciements envers tous ceux qui m’ont soutenu par leurs prières ces dernières semaines dans mes graves ennuis de santé. C’est avec eux, au Seigneur d’abord que je rends grâce, pour le service duquel je continuerai à consacrer avec vous tous mes forces, au fur et à mesure qu’elles me reviendront, dans le bon combat pour la Paix liturgique.


Christian Marquant

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