Notre lettre 727 publiée le 3 janvier 2020

NOS VOEUX POUR L'ANNÉE DU SEIGNEUR 2020

A l’occasion de cette lettre de vœux je voudrais nous remettre en mémoire la vocation de Paix Liturgique : Aider au développement de la liturgie traditionnelle afin qu’elle retrouve au plus vite sa place entière au sein de l’Eglise universelle.


L’idéal est ambitieux et nos possibilités bien réduites, mais grâce à l’aide de Dieu et avec la participation des hommes de bonne volonté nous pouvons faire des miracles !


Il y a un tout petit peu plus de 50 ans, en septembre 1969, la liturgie traditionnelle fut de fait interdite… Mais cette tentative d’assassinat ne put réussir en raison des nombreux catholiques, que je n’hésite pas à qualifier de héros, compte tenu des peines qu’ils endurèrent, connus ou inconnus qui empêchèrent que soit commis ce crime contre la FOI.


Car ne l’oublions pas, si nous aimons et vénérons l’usus antiquior ce n’est pas par nostalgie ou simplement pour des motifs esthétiques, mais surtout car elle exprime et illustre parfaitement et sans ambiguïté les vérités de la foi catholique, spécialement en ce qui concerne le sacrifice de la messe, à laquelle nous adhérons et pour laquelle ont voué leur vie des légions de Saintes et de Saints qui nous ont précédés en nous montrant le chemin du Christ depuis de longs siècles.


On nous dit et on nous répète que l’Eglise a connu bien d’autres crises dans son histoire, et c’est vrai. Mais il en est peu où, comme aujourd’hui, c’est bien plus le sensus fidelium que la voix puissante de pasteurs qui constitue une « résistance ». Ce sens de la foi des fidèles s’est, dans la crise présente, surtout exprimé par une « résistance » liturgique. Depuis 50 ans des héros ont continué ce bon combat et ont permis une série de retours vers la justice… Mais beaucoup reste à faire… Chez nous comme ailleurs.


Comme nous le déclarions lors des journées Summorum Pontificum de Rome, en octobre 2019, si la messe catholique n’était pas présente partout et qu’on finissait par croire ou admettre qu’elle ne peut pas répondre aux besoins spirituels de tous les hommes quelles que soient leurs cultures, alors elle ne serait pas ce rempart invincible de la Foi, utile et valable pour toute la chrétienté. En revanche, si elle l’est, comme nous en sommes convaincus, elle constitue un trésor spirituel qui doit être accessible à tous les fidèles catholiques.


Or, aujourd’hui l’Eglise catholique est bien présente et vivante au sein de tous les pays du monde – parfois encore faiblement – de la Corée du Nord à la Papouasie et du Bengladesh à l’Iran sans en oublier un seul ! Elle remplit donc dans le monde entier un rôle de témoin spirituel et doctrinal.


Il est vrai que, si la liturgie traditionnelle s’est répandue comme une trainée de poudre dans presque tous les pays d’Amérique et d’Europe, il n’est pas toujours facile pour elle de renaitre dans ces très nombreux pays où les catholiques ne constituent que des poignées de fidèles, même si aujourd’hui l‘usus antiquior est célébré dans près de 90 pays (je ne parle pas des pays où les rites orientaux catholiques  ont été conservés).


Voilà pourquoi nous avons entrepris nos voyages missionnaires vers les régions les plus reculées, les plus apparemment étrangères à la liturgie latine, pour voir comment elle pourrait y renaître. Et partout la possible renaissance miraculeuse s’est toujours présentée sous la forme, ici d’un jeune laïc, ailleurs d’une religieuse, d’un moine ou d’un prêtre qui désirent, sans parfois la bien connaitre, que renaisse chez eux la liturgie millénaire de l’Eglise. Ce qui montre que PARTOUT il existe des braises qui sont prêtes à s’enflammer…


Que nous contribuions à faire renaître des flammes de ces braises ! Ce sera mon premier vœu pour 2020 !


Mon regard se porte ensuite vers nos pays d’Europe et spécialement vers la France, où malgré le nombre important des fidèles qui désirent vivre leur foi catholique au rythme de la liturgie traditionnelle, plus de 12 années après le motu proprio Summorum Pontificum, de trop nombreux pasteurs continuent à tenter d’éteindre leur enthousiasme, entraver leurs demandes, sans rien proposer de tangible…


Avec une pensée toute particulière pour ceux de ces demandeurs qui sont seuls, ou du moins qui se croient seuls. Car, comme lors de la multiplication des pains, les Apôtres furent eux-mêmes étonnés de voir autant de pains miraculeusement distribués, ils le seront aussi, ceux qui se croyant seuls aujourd’hui, découvriront demain combien nombreux sont ces silencieux que nul ne connait et qui seront tout heureux de bénéficier des grâces infinies de la liturgie traditionnelle.


Mon second vœu sera donc que jamais nous ne relâchions chez nous, en France, en nos pays occidentaux, le bon combat de la liturgie, dont nous ne devons jamais oublier qu’il est celui de la foi, malgré les avanies et calomnies des « faux frères », comme les appelle saint Paul, jusqu’au moment où sera instaurée une authentique Paix Liturgique !

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